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Aulu-Gelle
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Liber primus
Capitula
I, 1
I, 2
I, 3
I, 4
I, 5
I, 6
I, 7
I, 8
I, 9
I, 10
I, 11
I, 12
I, 13
I, 14
I, 15
I, 16
I, 17
I, 18
I, 19
I, 20
I, 21
I, 22
I, 23
I, 24
I, 25
I, 26
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Salluste
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Lettre I
I, 1
I, 2
I, 3
I, 4
I, 5
I, 6
I, 7
I, 8
I, 9
I, 10
I, 11
I, 12
I, 13
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Lettre II
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RETIARIVS - Salluste, Ep. I, 9
IX. Mais à quoi bon vous parler d'eux encore, comme
d'êtres inconnus ? M. Bibulus (18)
a fait éclater son
courage et sa force d'âme durant son consulat : inhabile
à s'énoncer, il a dans l'es-prit plus de
méchanceté que d'adresse. Qu'oserait celui pour qui
la suprême autorité du consulat a été
Ici Salluste traite avec tout le dénigrement de l'esprit
de parti ce consul, qui peut avoir été un homme
médiocre, mais qui fut un bon citoyen. Toujours sacrifié
à César, il fut avec lui édile curule, et
César retira seul de la popularité des jeux qu'ils
donnèrent à frais communs. Ils furent ensuite
préteurs ensemble; puis enfin consuls. Sous leur consulat
César proposa une loi agraire. Bibulus, avec Caton, s'y
opposa au péril de sa vie; il ne put empêcher que
la loi ne passât. Bibulus se renferma dès lors
dans sa maison, déclarant jours fériés
tous ceux de son consulat: mais lui seul les observa, et
César ne tint aucun compte de son absence. (Voyez,
sur ce personnage, Plutarque, Vie de César;
Appien, de la Guerre civile; Dion Cassius, liv. XXXVIII;
Velleius Paterculus, liv. II, etc.
le comble de la dé-gradation ? Et L. Domitius (19)
est-il un homme bien redoutable, lui qui n'a pas un membre qui
ne soit un instrument d'infamie ou de crime : langue sans foi,
mains sanglantes, pieds agiles à la fuite, plus
déshonnêtes encore les parties de son corps qu'on
L. Domitius, surnommé Ahenobarbus,
trisaïeul de l'empereur Néron, fut consul avec
Appius Claudius Pulcher l'an de Rome 700. Ennemi acharné
de César, il fut tué dans la déroute
de Pharsale. M. Burnouf fait observer avec beaucoup de justesse
que la mention qui est faite ici de L. Domitius est encore
une preuve que cette lettre fut écrite avant la bataille de Pharsale.
ne peut honnêtement nommer ? Il en est un cependant,
M. Caton (20),
dont l'esprit fin, disert, adroit, ne me paraît pas à mépriser.
Ce sont qualités que l'on acquiert à l'école
des Grecs; mais la vertu, la vigilance, l'amour du travail, ne se
Dans ce portrait de Caton, dit M. Salverte,
l'odieuse partialité ne peut flétrir absolument le plus
vertueux des hommes; Salluste est forcé de reconnaître sa
prudence et son éloquence. Les qualités qu'il lui refuse,
la vertu, la vigilance, l'habitude du travail, appartenaient si
éminemment à Caton, qu'une telle imputation ne
déshonore que son auteur. A cette image mensongère
opposez le parallèle de César et de Caton tracé
par la même main (Catil., ch. LIV), et que termine ce
trait profond plus honorable qu'un long panégyrique: "Il aimait
mieux être vertueux que de le paraître".
trouvent nulle part chez les Grecs. Et croira-t-on que des gens
qui, par leur lâcheté, ont perdu chez eux leur
liberté fournissent de bien bons préceptes pour
conserver l'empire? Tout le reste de cette faction se compose de
nobles sans carac-tères, et qui, semblables a des statues,
ne donnent à leur parti d'autre appui que leur nom. L.
Postumius (21)
et M. Favonius me semblent
des fardeaux superflus dans un grand navire : s'il arrive
à bon port, on en tire quelque parti; mais, au premier
orage, c'est d'eux qu'on se défait d'abord, comme de ce
qu'il y a de moins précieux. Maintenant que j'ai
L. Postumius : Personnage inconnu.
- M. Favonius : c'était un homme de bien, plein
d'énergie, grand admirateur de Caton, dont il copiait
jusqu'aux ridicules. Il fut fidèle à la cause de
la République; mais il ne trempa point dans la mort de
César. Fait prisonnier à la seconde bataille de
Philippes, il fut tué par ordre d'Octave. (Voyez
Plutarque, Vie de Caton d'Utique, Vie de Brutus,
Vie de Pompée; Dion Cassius, liv. XLVII;
Valère-Max., liv. VI, c.II, n°7.)
indiqué les moyens propres, selon moi, à
régénérer et à réformer le
peuple, je vais passer à ce qu'il me semble que vous devez
faire à l'égard du sénat.
IX. Sed, quid ego plura, quasi de ignotis, memorem ? Marci Bibuli fortitudo atque animi vis in consulatum erupit : hebes lingua, magis malus quam callidus ingenio. Quid ille audeat, cui consulatus maxumum imperium maxumo dedecori fuit ? An Lucii Domitii magna vis est, cujus nullum membrum a flagitio aut facinore vacat : lingua vana, manus cruentae, pedes fugaces; quae honeste nominari nequeant, inhonestissuma ? Unius tamen Marci Catonis ingenium versutum, loquax, callidum haud contemno. Parantur haec disciplina Graecorum; sed virtus, vigilantia, labos, apud Graecos nulla sunt. Quippe, quum domi libertatem suam per inertiam amiserint, censesne eorum praeceptis imperium haberi posse ? Reliqui de factione sunt inertissumi nobiles; in quibus, sicut in statua, praeter nomen, nihil est additamenti. Lucius
Postumius, et Marcus Favonius,
mihi videntur quasi magnae navis supervacua onera esse : ubi salvi pervenere, usui sunt; si quid advorsi coortum est, de illis potissumum jactura fit, quia pretii minumi sunt. Nunc, quoniam, sicut mihi videor, de plebe renovanda, corrigendaque disserui, de senatu, quae tibi agenda videntur, dicam.
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