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Aulu-Gelle
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Liber primus
Capitula
I, 1
I, 2
I, 3
I, 4
I, 5
I, 6
I, 7
I, 8
I, 9
I, 10
I, 11
I, 12
I, 13
I, 14
I, 15
I, 16
I, 17
I, 18
I, 19
I, 20
I, 21
I, 22
I, 23
I, 24
I, 25
I, 26
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Salluste
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Lettre I
I, 1
I, 2
I, 3
I, 4
I, 5
I, 6
I, 7
I, 8
I, 9
I, 10
I, 11
I, 12
I, 13
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Lettre II
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RETIARIVS - Salluste, Ep. I, 3
III. Or, puisque Cn. Pompée, ou par ineptie ou par son
aveugle penchant à vous nuire, a fait de si lourdes
fautes, qu'on peut dire qu'il a mis les armes à la main de
ses ennemis, il faut que ce qui par lui a porté la
perturbation dans l'Etat devienne par vous l'instrument de son
salut. Son premier tort (7)
est d'avoir livré à un petit nombre de sénateurs la haute direction
des recettes, des dépenses, du pouvoir judiciaire, et
laissé dans la servitude (8)
et soumis à des lois injustes le peuple romain, qui auparavant
Salluste parle bien sévèrement du troisième
consulat de Pompée, lequel mérite des éloges
sous plusieurs rapports : il porta une loi très sévère
sur la brigue, rétablit l'ordre dans Rome, et fit respecter les lois.
Cicéron, dans une lettre à Atticus, traite de divin
ce consulat; mais on sait qu'il manque presque toujours de mesure,
soit dans le blâme, soit dans l'éloge.
possédait la puissance souveraine. Quoique le droit de rendre
la justice ait été, comme antérieurement, dévolu
aux trois ordres, cependant ce sont ces mêmes factieux qui
administrent, donnent, ôtent ce qui leur plaît; ils
"Ce prétendu asservissement du peuple,
dit Dureau de Lamalle, n'était autre chose que le silence
imposé à des cris factieux et le retranchement du salaire
infâme par lequel des candidats cupides et ambitieux soudoyaient
une vile plèbe, vendue à tout ce qui l'achetait."
oppriment les gens de bien, ils élèvent aux emplois
leurs créatures : point de crime, point d'action honteuse
ou basse, qui leur coûte pour arriver au pouvoir; tout ce
qui leur convient, ils 1'obtiennent ou le ravissent; enfin, comme
dans une ville prise d'assaut, ils n'ont de loi que leur caprice
ou leur passion. Ma douleur serait moins vive, je l'avoue, s'ils
fondaient sur une victoire due à leur courage ce droit
d'asservir qu'ils exercent à leur gré; mais ces
hommes si lâches, qui n'ont de force, de vertu, qu'en
paroles, abusent insolemment d'une domination que le hasard ou la
négligence d'autrui leur ont mise dans les mains. Est-il,
en effet, une sédition, une guerre civile qui ait
exterminé tant et de si illustres familles ? à qui
la victoire inspira-t-elle jamais tant de violence, tant
d'emportement ?
III. Sed quoniam Cn.Pompeius, aut animi pravitate, aut quia nihil eo maluit, quam quod tibi obesset, ita lapsus est, ut hostibus tela in manus jaceret; quibus ille rebus rempublicam conturbavit, eisdem tibi restituendum est. Primum omnium, summam potestatem moderandi, de vectigalibus, sumtibus, judiciis; senatoribus paucis tradidit; plebem romanam, cujus antea summa potestas erat, ne æquis quidem legibus, in servitute reliquit. Judicia tametsi, sicut antea, tribus ordinibus tradita sunt; tamen iidem illi factiosi regunt, dant, adimunt, quæ lubet : innocentes circumveniunt; suos ad honorem extollunt; non facinus, non probrum, aut flagitium obstat, quo minus magistratus capiant : quod commodum est, trahunt, rapiunt : postremo, tanquam urbe capta, lubidine ac licentia sua, pro legibus utuntur. Ac me quidem mediocris dolor angeret, si virtute partam victoriam, more suo, per servitium exercerent; sed homines inertissumi, quorum omnis vis, virtusque in lingua sita est, forte, atque alterius socordia dominationem oblatam insolentes agitant. Nam, quæ seditio, ac dissensio civilis tot tamque illustres familias ab stirpe avertit ? aut quorum unquam victoria animus tam præceps tamque immoderatus fuit ? |
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