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Aulu-Gelle
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Liber primus
Capitula
I, 1
I, 2
I, 3
I, 4
I, 5
I, 6
I, 7
I, 8
I, 9
I, 10
I, 11
I, 12
I, 13
I, 14
I, 15
I, 16
I, 17
I, 18
I, 19
I, 20
I, 21
I, 22
I, 23
I, 24
I, 25
I, 26
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Salluste
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Lettre I
I, 1
I, 2
I, 3
I, 4
I, 5
I, 6
I, 7
I, 8
I, 9
I, 10
I, 11
I, 12
I, 13
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Lettre II
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RETIARIVS - Salluste, Ep. I, 2
II. J'ai reconnu, en effet, qu'il n'est point de pensée
si profonde, que chez vous un instant de réflexion ne
fasse aussitôt jaillir; et, si je vous expose mes
idées en politique, ce n'est pas avec une confiance
présomptueuse dans ma sagesse ou dans mes lumières;
mais j'ai pensé que, au milieu des travaux de la guerre,
au milieu des combats, des victoires et des soins du
commandement, il serait utile d'appeler votre attention sur
l'administration intérieure de Rome. Car, si vos projets
se bornaient à vous garantir des attaques de vos ennemis
et à défendre contre un consul malveillant (5)
les bienfaits du peuple, ce
serait une pensée trop au-dessous de votre grande
âme. Mais, si l'on voit toujours en vous ce courage qui,
dès votre début, abattit la faction de la noblesse;
qui, délivrant le peuple romain d'un dur esclavage, le
C. Claudius Marcellus et L. Cornélius Lentulus
Crus étaient consuls l'an de Rome 705 (avant J.-C. 50-49),
année à laquelle se rapporte la date de cette lettre,
et tous deux ennemis de César : mais, selon de Brosses,
il s'agit plus particulièrement de C. Marcellus; M. Burnouf,
au contraire, veut qu'il s'agisse de Lentulus, et il renvoie le
lecteur aux Commentaires de César sur la guerre civile.
Au surplus, ces deux consuls ne contribuèrent pas peu,
par leur violence, à précipiter la guerre civile,
et à donner une apparence de justice aux plaintes de l'agresseur.
rendit à la liberté; qui, durant votre
préture (6),
a su, sans le secours des
armes, disperser vos ennemis armés; et qui, soit dans la
paix, soit dans la guerre, accomplit tant de hauts faits, que vos
ennemis n'osent se plaindre que de vous voir si grand, vous
accueillerez les vues que je vais vous exposer sur la haute
administration de l'Etat; j'espère qu'elles vous
sembleront vraies, ou du moins bien peu éloignées
de la vérité.
"La manière dont Salluste s'exprime ici semble en dire
là-dessus plus que nous n'en savons." (DE BROSSES)
En effet, Plutarque, dans la Vie de César, se borne
à rappeler que la préture de César n'apporta
aucun trouble dans l'état; mais, dans la Vie de Caton,
il se contredit lui-même, en nous apprenant que César
s'était ligué avec un tribun factieux, Metellus Nepos,
qui voulut emporter par la violence une loi subversive de la
liberté publique; elle avait pour objet de rappeler à
Rome Pompée avec son armée, pour opérer
la réforme de l'État. Caton s'opposa, avec constance
et au péril de sa vie, aux efforts de Metellus et de
César, qui avaient aposté dans l'assemblée
une troupe de gladiateurs et d'esclaves armés. Cette noble
résistance rendit le courage au sénat, qui arma
les consuls du pouvoir dictatorial. Suétone nous apprend
que Metellus et César furent interdits tous deux des
fonctions de leur charge. Metellus prit la fuite, et sortit de Rome.
César y resta, se soumit au décret du sénat,
renvoya ses licteurs, quitta la robe prétexte, et rentra
dans la vie privée; il se refusa même aux offres de
la multitude, qui voulait employer la force pour le
réintégrer dans ses fonctions. Cette modération
désarma le sénat, et, à la sollicitation
de Caton lui-même, on rendit à César et à
Metellus l'exercice de leur magistrature.
II. Equidem mihi decretum est, nihil tam ex alto reperiri posse, quod non cogitanti tibi in promtu sit : neque ego, quæ visa sunt, de republica tibi scripsi, quia mihi consilium atque ingenium meum amplius æquo probaretur; sed inter labores militiæ, interque prœlia, victorias, imperium, statui admonendum te de negotiis urbanis. Namque tibi si id modo in pectore consilii est, uti te ab inimicorum impetu vindices, quoque modo contra advorsum consulem beneficia populi retineas, indigna virtute tua cogites. Sin in te ille animus est, qui jam a principio nobilitatis factionem disturbavit, plebem romanam ex gravi servitute in libertatem restituit, in prætura inimicorum arma inermis disjecit, domi militiæque tanta et tam præclara facinora fecit, uti ne inimici quidem queri quidquam audeant, nisi de magnitudine tua; quin accipe tu ea, quæ dicam de summa republica, quæ profecto aut tu vera invenies, aut certe haud procul a vero. |
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