Cliquez sur les expressions précédées
du signe + pour les
développer.
HYPERTEXTES :
— Accueil
+
Salluste
–›Présentation
–›Edition d'origine
–›Préface
+
Lettre I
I, 1
I, 2
I, 3
I, 4
I, 5
I, 6
I, 7
I, 8
I, 9
I, 10
I, 11
I, 12
I, 13
+
Lettre II
+
Aulu-Gelle
–›Présentation
–›Edition d'origine
–›Notice d'origine
–›Préface
+
Liber primus
Capitula
I, 1
I, 2
I, 3
I, 4
I, 5
I, 6
I, 7
I, 8
I, 9
I, 10
I, 11
I, 12
I, 13
I, 14
I, 15
I, 16
I, 17
I, 18
I, 19
I, 20
I, 21
I, 22
I, 23
I, 24
I, 25
I, 26
+
Tite-Live
|
RETIARIVS - Tite-Live, XXX, 17 (2)
XXX, 17 (2)
| M.-A. Bernolle a adapté
le travail de Weblettres à une séquence
en classe de Première; chaque
séance est détaillée, et mise en rapport avec
les pages correspondantes de Weblettres. |
| En tant que collaborateur du
site "Weblettres", je ne peux que vous recommander d'aller voir
les pages qui y traitent le même passage selon une autre
démarche, sûrement plus immédiatement
efficace pour un élève. En voici le menu. |
|
|
Plusieurs jours auparavant, Lélius arriva à Rome
avec Syphax et les principaux des prisonniers numides ; il rendit
aux sénateurs un compte détaillé de tout ce
qui s'était fait en Afrique ; et son récit fut un
grand sujet de joie pour le présent et d'espoir pour
l'avenir. après en avoir délibéré,
les sénateurs furent d'avis d'envoyer le roi dans la
prison d'Albe, et de retenir Lélius jusqu'à
l'arrivée des envoyés de Carthage. On
décréta quatre jours de supplications. Le
préteur P. Aelius congédia le sénat,
réunit l'assemblée du peuple, et monta aux Rostres
avec Lélius. Quand on apprit que les armées de
Carthage avaient été mises en déroute, qu'un
roi d'illustre renom avait été vaincu et fait
prisonnier, que la Numidie tout entière avait
été parcourue comme en triomphe, la multitude ne
put contenir la joie secrète qui l'enivrait ; elle en fit
éclater les transports par des cris et par toutes les
autres démonstrations de l'allégresse populaire.
Aussi le préteur ordonna-t-il sur-le-champ que les
gardiens des temples les ouvriraient tous dans la ville, afin que
pendant la journée entière le peuple fût
maître de les visiter, d'honorer les dieux et de leur
rendre des actions de grâces.
Le lendemain, il introduisit les députés de
Masinissa dans le sénat. Ils commencèrent par
féliciter l'assemblée des succès de Scipion
en Afrique. Puis ils témoignèrent leur
reconnaissance de ce que le général avait
donné à Masinissa le titre et le pouvoir de roi, en
le rétablissant sur le trône de ses pères ;
la ruine de Syphax permettrait à leur maître, sauf
le bon plaisir du sénat, de régner sans crainte et
sans contestations. Ils remercièrent ensuite les
sénateurs des éloges publics et des magnifiques
récompenses décernées aussi par Scipion
à Masinissa. Ce prince avait mis tous ses soins et les
mettrait encore à n'en pas être indigne. Il
demandait que le titre de roi et les autres récompenses et
bienfaits de Scipion lui fussent confirmés par un
décret du sénat ; il osait en outre, si toutefois
sa prière n'était pas indiscrète, solliciter
le renvoi des Numides qu'on gardait prisonniers à Rome ;
cette faveur lui servirait utilement dans l'esprit de ses
concitoyens.
On répondit aux députés que le roi devait
avoir sa part dans les félicitations que méritaient
les succès remportés en Afrique ; que Scipion
n'avait pas outrepassé ses pouvoirs en lui
décernant le titre de roi ; que tout ce qu'il avait fait
pour être agréable à Masinissa avait
l'approbation et l'assentiment du sénat.
On régla ensuite les présents que les
députés emporteraient pour le roi. C'étaient
deux saies de pourpre avec une agrafe d'or et des tuniques
à laticlave, deux chevaux caparaçonnés, deux
armures de cavalier avec cuirasses, des tentes et
l'équipage militaire qu'il est d'usage de fournir aux
consuls. Ce fut le préteur qu'on chargea de les envoyer au
roi. On donna aux députés environ cinq mille as par
tête, et mille aux gens de leur suite ; plus deux
habillements complets par député, et un à
chacun des gens de leur suite et des Numides qu'on mettait en
liberté pour les renvoyer au roi. Le même
décret accordait aux députés des places
d'honneur et tous les privilèges d'une
généreuse hospitalité.
|
Postero die legatos Masinissae in senatum introduxit. Gratulati primum senatui sunt quod P. Scipio prospere res in Africa gessisset; deinde gratias egerunt quod Masinissam non appellasset modo regem, sed fecisset, restituendo in paternum regnum, in quo, post Syphacem sublatum, si ita patribus visum esset, sine metu et certamine esset regnaturus, dein collaudatum pro contione amplissimis decorasset donis; quibus ne indignus esset et dedisse operam Masinissam, et porro daturum esse. Petere ut regium nomen, ceteraque Scipionis beneficia et munera senatus decreto confirmaret, et, nisi molestum esset, illud quoque petere Masinissam, ut Numidas captivos qui Romae in custodia essent remitterent : id sibi amplum apud populares futurum esse.
|
Les options pour chaque
terme vont apparaître ici |
Lemmatiser par "Collatinus"
le texte sélectionné.
|