Cliquez sur les expressions précédées
du signe + pour les
développer.
HYPERTEXTES :
— Accueil
+
Salluste
–›Présentation
–›Edition d'origine
–›Préface
+
Lettre I
I, 1
I, 2
I, 3
I, 4
I, 5
I, 6
I, 7
I, 8
I, 9
I, 10
I, 11
I, 12
I, 13
+
Lettre II
+
Aulu-Gelle
–›Présentation
–›Edition d'origine
–›Notice d'origine
–›Préface
+
Liber primus
Capitula
I, 1
I, 2
I, 3
I, 4
I, 5
I, 6
I, 7
I, 8
I, 9
I, 10
I, 11
I, 12
I, 13
I, 14
I, 15
I, 16
I, 17
I, 18
I, 19
I, 20
I, 21
I, 22
I, 23
I, 24
I, 25
I, 26
+
Tite-Live
|
RETIARIVS - Tite-Live, XXX, 16 (2)
XXX, 16 (2)
| M.-A. Bernolle a adapté
le travail de Weblettres à une séquence
en classe de Première; chaque
séance est détaillée, et mise en rapport avec
les pages correspondantes de Weblettres. |
| En tant que collaborateur du
site "Weblettres", je ne peux que vous recommander d'aller voir
les pages qui y traitent le même passage selon une autre
démarche, sûrement plus immédiatement
efficace pour un élève. En voici le menu. |
|
|
Scipion envoya Lélius à Rome avec Syphax et les
autres prisonniers et fit partir en même temps les
députés de Masinissa ; puis il revint camper devant
Tunis, et acheva les fortifications qu'il avait
commencées. Les Carthaginois avaient eu un moment de
fausse joie en apprenant le succès passager de leur
attaque contre la flotte romaine. A la nouvelle de la prise de
Syphax, sur qui ils fondaient plus d'espoir, pour ainsi dire, que
sur Hasdrubal et sur leur armée, ils furent frappés
de terreur ; et sans écouter davantage ceux qui
conseillaient la guerre, ils envoyèrent pour demander la
paix une ambassade composée des trente principaux
vieillards.
C'était le plus révéré de leurs
conseils, et son influence était grande sur la direction
du sénat lui-même. Arrivés au camp romain et
au prétoire, ces députés, par manière
de flatterie, et pour se conformer sans doute aux usages de leur
mère patrie, se prosternèrent à terre. Leur
paroles furent aussi humbles que leur hommage était
servile ; ils ne se justifiaient pas ; ils rejetaient les
premiers torts sur Hannibal et sur les partisans de cet ambitieux
capitaine. Ils demandaient grâce pour leur cité, que
la témérité de ses habitants avaient
déjà deux fois conduite à sa perte, et qui
devrait son salut à la générosité de
ses ennemis. Le peuple romain voulait commander à ses
ennemis vaincus, et non les anéantir. Ils étaient
prêts à obéir en esclaves : Scipion n'avait
qu'à leur faire connaître ses ordres.
Scipion leur répondit qu'il était venu en
Afrique avec l'espoir de vaincre, et que ses succès lui
donnaient presque la certitude de rapporter à Rome la
victoire, et non la paix. Cependant, quoiqu'il eût pour
ainsi dire la victoire entre les mains, il ne repoussait pas la
paix ; il voulait faire savoir à toutes les nations que le
peuple romain n'entreprenait la guerre qu'avec justice et la
terminait toujours de même. Il exigeait pour conditions de
paix que Carthage restituât les prisonniers, les transfuges
et les déserteurs ; qu'elle retirât ses
armées de l'Italie et de la Gaule ; qu'elle
renonçât à l'Espagne ; qu'elle
évacuât toutes les îles qui sont entre
l'Italie et l'Afrique ; qu'elle livrât tous ses vaisseaux
longs, à l'exception de vingt ; plus cinq cent mille
boisseaux de blé et trois cent mille d'orge. Quant
à la contribution en argent qu'il imposa aux vaincus, on
n'est pas d'accord sur ce point ; je trouve chez quelques
historiens cinq mille talents ; chez d'autres cinq mille livres
pesant d'argent, chez d'autres enfin une double paie pour les
soldats de Scipion. "Voilà mes conditions, dit-il,
décidez si vous voulez de la paix à ce prix; je
vous accorde trois jours pour délibérer. Si vous
acceptez, faites avec moi une trève, et envoyez à
Rome une ambassade pour le sénat." Les
députés furent ainsi congédiés. A
Carthage on fut d'avis de ne refuser aucune des conditions de la
paix. On cherchait à gagner du temps pour qu'Hannibal
pût repasser en Afrique. On envoya donc une nouvelle
ambassade à Scipion pour conclure la trève, et une
autre à Rome pour demander la paix ; celle-ci menait avec
elle, pour la forme, un petit nombre de prisonniers, de
transfuges et de déserteurs, afin d'avoir moins de peine
à obtenir la paix.
|
Scipio et venisse ea spe in Africam se ait, et spem suam prospero belli eventu auctam, victoriam se, non pacem domum reportaturum esse; tamen, cum victoriam prope in manibus habeat, pacem non abnuere, ut omnes gentes sciant populum Romanum et suscipere juste bella et finire. Leges pacis se has dicere : captivos et perfugas et fugitivos restituant; exercitus ex Italia et Gallia deducant; Hispania abstineant; insulis omnibus, quae inter Italiam atque Africam sint, decedant; naves longas praeter viginti omnes tradant, tritici quingenta, hordei trecenta milia modium. Pecuniae summam quantam imperaverit, parum conveni : alibi quinque milia talentum, alibi quinque milia pondo argenti, alibi duplex stipendium militibus imperatum invenio. " His condicionibus", inquit, " placeatne pax, triduum ad consultandum dabitur. Si placuerit, mecum indutias facite, Romam ad senatum mittite legatos."
Ita dimissi Carthaginiense; nullas recusandas condiciones pacis cum censuissent, quippe qui moram temporis quaererent, dum Hannibal in Africam trajiceret, legatos alios ad Scipionem, ut indutias facerent, alios Romam ad pacem petendam mittunt, ducentes paucos in speciem captivos perfugasque et fugitivos, quo impetrabilior pax esset.
|
Les options pour chaque
terme vont apparaître ici |
Lemmatiser par "Collatinus"
le texte sélectionné.
|