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Salluste
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Lettre I
I, 1
I, 2
I, 3
I, 4
I, 5
I, 6
I, 7
I, 8
I, 9
I, 10
I, 11
I, 12
I, 13
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Lettre II
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Aulu-Gelle
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Liber primus
Capitula
I, 1
I, 2
I, 3
I, 4
I, 5
I, 6
I, 7
I, 8
I, 9
I, 10
I, 11
I, 12
I, 13
I, 14
I, 15
I, 16
I, 17
I, 18
I, 19
I, 20
I, 21
I, 22
I, 23
I, 24
I, 25
I, 26
+
Tite-Live
|
RETIARIVS - Tite-Live, XXX, 15 (2)
XXX, 15 (2)
| En tant que collaborateur du
site "Weblettres", je ne peux que vous recommander d'aller voir
les pages qui y traitent le même passage selon une autre
démarche, sûrement plus immédiatement
efficace pour un élève. En voici le menu. |
|
| M.-A. Bernolle a adapté le travail de Weblettres
à une séquence
en classe de Première; chaque
séance est détaillée, et mise en rapport avec
les pages correspondantes de Weblettres. |
| Pour l'histoire de Sophonisbe
(XXX, 12-15), le site du Gelahn propose la traduction
de Pierre du Ryer (1659) et le vocabulaire
essentiel de ces mêmes chapitres, dans l'ordre du
texte. |
Après les historiens
antiques Diodore et Dion Cassius,
Chateaubriand relate cet
épisode, ainsi que Michelet.
Sophonisbe connaît une postérité dans la
tragédie, l'imaginaire romantique,
les beaux-arts et
même la psychiatrie. |
|
Masinissa, en écoutant ce discours, sentait la rougeur
lui monter au front, et même les larmes s'échapper
de ses yeux : "il se mettait, dit-il, à la
discrétion du général ; il le priait d'avoir
égard, autant que le permettait la circonstance, à
l'engagement téméraire qu'il avait
contracté, lui, Masinissa, en promettant à la
captive de ne la livrer à qui que ce fût " ; et,
sortant du prétoire, il se retira tout confus dans sa
tente. Là, sans témoin, il poussa pendant quelques
temps des soupirs et des gémissements qu'il était
facile d'entendre en dehors de sa tente ; enfin un dernier
sanglot lui échappnt et comme un cri de douleur, il appela
son esclave affidé, chargé de la garde du poison
que les rois barbares ont l'usage de se réserver en cas de
malheur, et lui ordonna d'en préparer une coupe, de la
porter à Sophonisbe et de lui dire que Masinissa aurait
voulu remplir ses premiers engagements, comme une femme a droit
de l'attendre d'un époux. Mais dépouillé par
une autorité supérieure du droit de disposer de son
sort, il lui tenait sa seconde parole et lui épargnait le
malheur de tomber vivante au pouvoir des Romains. Elle saurait,
en pensant au général son père, à sa
patrie, aux deux rois qu'elle avait épousés,
prendre une noble résolution.
Sophonisbe écouta ce message et prit le poison des
mains de l'esclave : "J'accepte, dit-elle, ce présent de
noces ; et je l'accepte avec reconnaissance, si c'est là
tout ce que mon époux peut faire pour sa femme. Dis-lui
pourtant que la mort m'eût été plus douce, si
le jour de mon hymen n'eût pas été le jour de
mes funérailles." La fierté de ce langage de fut
pas démentie par la fermeté avec laquelle elle prit
la coupe fatale et la vida sans donner aucun signe d'effroi.
Quand Scipion l'apprit, il craignit que le jeune et fier
Masinissa, égaré par son désespoir, ne se
portât à quelque résolution violente ; il le
fit venir sur-le-champ et le consola ; mais en même temps
il lui reprocha avec douceur d'avoir réparé une
imprudence par une autre imprudence et donné à
cette affaire un dénouement tragique que rien ne
nécessitait. Le lendemain, pour distraire l'âme du
prince des émotions qui le préoccupaient, il monta
sur son tribunal et fit convoquer l'assemblée. Là,
il donna pour la première fois à Masinissa le nom
de roi, le combla d'éloges, et lui fit présent
d'une couronne et d'une coupe d'or, d'une chaise curule, d'un
bâton d'ivoire, d'une toge brodée et d'une tunique
à palmes. Pour rehausser l'éclat de ces dons, il
ajouta que les Romains n'avaient point d'honneur plus grand que
le triomphe, ni les triomphateurs d'ornements plus beaux que ceux
dont Masinissa seul parmi les étrangers avait
été jugé digne par le peuple romain. Il paya
ensuite un tribut d'éloges à Lélius et lui
donna aussi une couronne d'or ; il récompensa enfin
d'autres officiers, chacun selon son mérite. ces honneurs
calmèrent l'irritation du roi et firent naître dans
son coeur l'espoir prochain de s'élever sur les ruines de
Syphax et de commander à toute la Numidie.
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Quod ubi nuntiatum est Scipioni, ne quid aeger animi ferox juvenis gravius consuleret, accitum eum extemplo nunc solatur, nunc quod temeritatem temeritate alia luerit, tristioremque rem quam necesse fuerit fecerit, leniter castigat; postero die, ut a praesenti motu averteret animum ejus, in tribunal escendit et contionem advocari jussit. Ibi Masinissam, primum regem appellatum eximiisque ornatum laudibus, aurea corona, aurea patera, sella curuli et scipione eburneo, toga picta et palmata tunica donat; addit verbis honorem : neque magnificentius quicquam triumpho apud Romanos, neque triumphantibus ampliorem eo ornatum esse, quo unum omnium externorum dignum Masinissam populus Romanus ducat. Laelium deinde et ipsum collaudatum aurea corona donat. Et alii militares viri, prout a quoque navata opera erat, donati. His honoribus mollitus regis animus, erectusque in spem propinquam, sublato Syphace, omnis Numidiae potiundae.
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