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Salluste
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Lettre I
I, 1
I, 2
I, 3
I, 4
I, 5
I, 6
I, 7
I, 8
I, 9
I, 10
I, 11
I, 12
I, 13
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Lettre II
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Aulu-Gelle
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–›Préface
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Liber primus
Capitula
I, 1
I, 2
I, 3
I, 4
I, 5
I, 6
I, 7
I, 8
I, 9
I, 10
I, 11
I, 12
I, 13
I, 14
I, 15
I, 16
I, 17
I, 18
I, 19
I, 20
I, 21
I, 22
I, 23
I, 24
I, 25
I, 26
+
Tite-Live
|
RETIARIVS - Tite-Live, XXX, 13 (1)
XXX, 13 (1)
| En tant que collaborateur du
site "Weblettres", je ne peux que vous recommander d'aller voir
les pages qui y traitent le même passage selon une autre
démarche, sûrement plus immédiatement
efficace pour un élève. En voici le menu. |
|
| M.-A. Bernolle a adapté
le travail de Weblettres à une séquence
en classe de Première; chaque
séance est détaillée, et mise en rapport avec
les pages correspondantes de Weblettres. |
| Pour l'histoire de Sophonisbe
(XXX, 12-15), le site du Gelahn propose la traduction
de Pierre du Ryer (1659) et le vocabulaire
essentiel de ces mêmes chapitres, dans l'ordre du
texte. |
Après les historiens
antiques Diodore et Dion Cassius,
Chateaubriand relate cet
épisode, ainsi que Michelet.
Sophonisbe connaît une postérité dans la
tragédie, l'imaginaire romantique,
les beaux-arts et
même la psychiatrie. |
|
A la nouvelle qu'on amenait Syphax au camp, les soldats
sortirent tous en foule, comme s'ils allaient assister à
une pompe triomphale. C'était lui qui marchait en
tête, chargé de fers ; il était suivi de la
troupe des nobles numides. Alors ce fut à celui qui
grandirait le plus la puissance de Syphax et la renommée
de son peuple, pour relever l'importance de la victoire :
"c'était là le roi dont la majesté avait
paru si imposante aux deux peuples les plus puissants du monde,
aux Romains et aux Carthaginois, que le général
romain Scipion avait quitté sa province d'Espagne et son
armée pour aller solliciter son amitié, et
s'était transporté en Afrique avec deux
quinquérèmes, tandis qu'Hasdrubal,
général des Carthaginois, ne s'était pas
contenté d'aller le trouver dans ses états, et lui
avait donné sa fille en mariage : il avait eu à la
fois en son pouvoir les deux généraux, celui de
Carthage et celui de Rome. Si les deux partis avaient, en
immolant des victimes, cherché à obtenir la
protection des dieux immortels, tous deux avaient
également cherché à obtenir l'amitié
de Syphax. Telle avait été sa puissance, que
Masinissa, chassé de son royaume, s'était vu
réduit à semer le bruit de sa mort et à se
cacher pour sauver ses jours, vivant, comme les bêtes, dans
les profondeurs des bois, du fruit de ses rapines."
Ce fut au milieu de ces pompeux éloges de la foule que
le roi fut amené au prétoire devant Scipion. Ce ne
fut pas non plus sans émotion que Scipion compara la
fortune, naguère brillante, de ce prince à la
fortune présente, et qu'il se rappela son
hospitalité, la foi qu'ils s'étaient donnée,
l'alliance publique et privée qui les avait unis. Les
mêmes souvenirs donnèrent du courage à Syphax
pour adresser la parole à son vainqueur. Scipion lui
demandait quels motifs l'avaient déterminé à
repousser l'alliance de Rome et même à lui
déclarer la guerre sans avoir été
provoqué. Syphax avouait qu'il avait fait une faute et
commis un acte de démence, mais que ce n'avait pas
été en prenant les armes contre Rome ;
c'était là le terme et non le début de sa
folie. Son égarement, son oubli de toutes les lois de
l'hospitalité, de tous les traités d'alliance,
avaient commencé le jour où il avait introduit dans
son palais une femme de Carthage. Le flambeau de cet hymen avait
embrasé sa cour ; c'était là cette furie, ce
démon fatal, dont les charmes avaient séduit son
coeur et perverti sa raison ; cette femme n'avait eu de repos que
lorsqu'elle avait mis elle-même entre les mains de son
époux des armes criminelles pour attaquer un hôte et
un ami. Dans sa détresse, dans cet abîme de malheur
où il était plongé, il avait au moins la
consolation de voir son plus cruel ennemi introduire au sein de
sa demeure et de ses pénates ce même démon,
cette même furie. Masinissa ne serait pas plus sage ni plus
fidèle que Syphax ; sa jeunesse le rendait même plus
imprudent. Il y avait, à coup sûr, plus
d'irréflexion et de folie dans la manière dont il
avait épousé Sophonisbe.
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Syphacem
in castra adduci cum esset nuntiatum, omnis velut ad spectaculum triumphi multitudo effusa est. Praecedebat ipse vinctus, sequebatur grex nobilium Numidarum. Tum, quantum quisque plurimum poterat magnitudini Syphacis, famaeque gentis, victoriam suam augendo, addebant : illum esse regem, cujus tantum majestati duo potentissimi in terris tribuerint populi, Romanus Carthaginiensisque,
ut Scipio, imperator suus, ad amicitiam ejus petendam, relicta provincia Hispania exercituque, duabus quinqueremibus in Africam navigaverit, Hasdrubal, Poenorum imperator, non ipse modo ad eum in regnum venerit, sed etiam filiam ei nuptum dederit. Habuisse eum uno tempore in potestate duos imperatores, Poenum Romanumque. Sicut a dis immortalibus pars utraque hostiis mactandis pacem petisset, ita ab eo utrimque pariter amicitiam petitam. Jam tantas habuisse opes ut Masinissam, regno pulsum, eo redegerit ut vita ejus fama mortis et latebris, ferarum modo in silvis rapto viventis, tegeretur.
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