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RETIARIVS - Annales : CicéronTEXTE 65 - ... Saepe enim multi qui aut propter victoriae
cupiditatem aut propter gloriae aut etiam ut jus suum et
libertatem tenerent, vulnera exceperunt fortiter et tulerunt,
iidem omissa contentione dolorem morbi ferre non possunt ; neque
enim illum, quem facile tulerant, ratione aut sapientia tulerant,
sed studio potius et gloria. Itaque barbari quidam et immanes
ferro decertare acerrime possunt, aegrotare viriliter non queunt.
Graeci autem homines, non satis animosi, prudentes, ut est captus
hominum, satis, hostem aspicere non possunt, eidem morbos
toleranter atque humane ferunt. At Cimbri et Celtiberi in
proeliis exultant, lamentantur in morbo. Nihil enim potest esse
aequabile, quod non a certa ratione proficiscatur. Cicéron, Tusculanes , Livre II TRADUCTION 65. ... Souvent, en effet, bien des gens, à qui la
passion de la victoire ou de la gloire ou encore la
défense de leur droit et de leur liberté ont
inspiré le courage d'affronter et de supporter les
blessures, sont néanmoins, quand leur exaltation a
disparu, incapables de supporter la souffrance de la maladie.
C'est que leur endurance n'était pas raison ou science,
mais passion et gloriole. Ainsi des barbares, des sauvages sont
capables de déployer dans les combats la plus grande
énergie et ne sont pas à même de
résister à la maladie comme des hommes. Inversement
les Grecs, trop peu courageux, mais aussi sensés que des
hommes peuvent l'être naturellement, sont incapables de
regarder en face l'ennemi, et cependant supportent la maladie
avec une douce résignation. De leur côté les
Cimbres et les Celtibériens poussent des cris de joie dans
les batailles et des cris de douleur quand i1s sont malades.
Aussi bien ne peut-il y avoir d'égalité dans la
conduite là où manque un principe ferme. 66. Mais la vue des gens que la souffrance ne brise pas, alors que, pour poursuivre et atteindre leur but, ils sont guidés seulement par la passion et l'opinion, devrait te convaincre ou que la douleur n'est pas un mal, ou si l'on admet le qualificatif de mal pour tout ce qui est dur et répugne, à la nature, que la vertu annihile ce mal, tant il est petit, au point qu'il n'en subsiste pas trace. Médite ceci, je t'en prie, nuit et jour. Il s'agit d'un principe qui aura de grandes conséquences et s'étendra à un domaine sensiblement plus étendu que la seule question de la douleur. Car si nous sommes décidés à tout faire pour éviter la honte et conquérir l'honneur, nous serons à même de mépriser non seulement les aiguillons de la douleur, mais les coups foudroyants de la Fortune et cela d'autant plus que le refuge dont nous parlions hier nous est ménagé.67. Il serait pleinement rassuré, le navigateur poursuivi par des pirates à qui un dieu dirait : "Jette-toi par-dessus bord ; il y a là, pour te recueillir, un dauphin, comme celui d'Arion de Méthymne ou ces chevaux de Neptune qui, dit-on, firent rouler à travers les ondes le char flottant de Pélops , ils te recueilleront et te mèneront où tu voudras". De même, sous le coup de douleurs cruelles et affreuses, si ces douleurs sont à un degré tel qu'elles ne soient pas tolérables, je n'ai pas besoin de te dire où tu dois chercher un refuge. Voilà à peu près ce que j'avais à te dire pour le moment. (Traduction J. Humbert revue par C. Rambaux) QUESTIONS (50 points) 1)Quel idéal de conduite Cicéron propose-t-il dans le premier paragraphe de ce texte ? (10 points)2)Quel est le refuge auquel Cicéron fait allusion dans le passage en caractères gras ? Vous rappellerez la position des Stoïciens sur ce sujet. (10 points) 3)Vous commenterez la construction de la phrase "ut enim... sic... vides" et vous direz ce qui constitue son unité. (10 points) 4)Quel rôle jouent les références à Arion et à Pélops ? (10 points) 5)Cette page termine l'entretien du Livre II. Vous dégagerez la conclusion à laquelle elle aboutit. (10 points) VERSION (50 points) (Dans cette lettre adressée à Q. Ancharius, proconsul de Macédoine, Cicéron recommande Lucius et Caius Aurelius, les fi1s de son ami Lucius Aurelius.) L. et C. Aurelios L. filios (1), quibus et ipsis et patre eorum, viro optimo, familiarissime utor, commendo tibi majorem in modum, adulescentes omnibus artibus ornatos, meos pernecessarios, tua amicitia dignissimos. Si ulla mea apud te commendatio valuit (quod scio multas plurimum valuisse), haec ut valeat rogo. Quod si eos honorifice liberaliterque tractans, et tibi gratissimos optimosque adulescentes adjunxeris et mihi gratissimum feceris. 1. Traduire : "Lucius et Caius Aurelius, fils de Lucius" Cicéron, Ad familiares, 13, 40 |