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Aulu-Gelle
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Liber primus
Capitula
I, 1
I, 2
I, 3
I, 4
I, 5
I, 6
I, 7
I, 8
I, 9
I, 10
I, 11
I, 12
I, 13
I, 14
I, 15
I, 16
I, 17
I, 18
I, 19
I, 20
I, 21
I, 22
I, 23
I, 24
I, 25
I, 26
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Salluste
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Lettre I
I, 1
I, 2
I, 3
I, 4
I, 5
I, 6
I, 7
I, 8
I, 9
I, 10
I, 11
I, 12
I, 13
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Lettre II
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RETIARIVS - Aulu-Gelle
NOCTIVM ATTICARVM - I, 19
XIX. In antiquis annalibus memoria super libris Sibyllinis hæc prodita est. Anus hospita atque incognita ad Tarquinium Superbum regem adiit, novem libros ferens, quos esse dicebat divina oracula : eos velle venundare. Tarquinius pretium percontatus est; mulier nimium atque inmensum poposcit. Rex, quasi anus ætate desiperet, derisit. Tum illa foculum coram cum igni apposuit, et tres libros ex novem deurit; et, ecquid reliquos sex eodem pretio emere vellet, regem interrogavit. Sed enim Tarquinius id multo risit magis, dixitque anum jam procul dubio delirare. Mulier ibidem statim tris alios libros exussit; atque id ipsum denuo planide rogavit, [ut], tres reliquos eodem illo pretio emat. Tarquinius ore jam serio atque attentiore animo fit; eam constantiam confidentiamque non insuper habendam intellegit, et libros tres reliquos mercatur nihilo minore pretio, quam quod erat petitum pro omnibus. Sed eam mulierem tunc a Tarquinio digressam postea nusquam loci visam constitit. Libri tres in sacrarium conditi Sibyllini appellati. Ad eos, quasi ad oraculum, quindecimviri adeunt, cum dii immortales publice consulendi sunt.
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LIVRE I, CHAP 19
Voici ce que nous lisons dans les annales anciennes au sujet
des livres Sibyllins. Une vieille femme étrangère
et inconnue vint trouver le roi Tarquin le Superbe. Elle
portait neuf livres qui renfermaient, disait-elle, des oracles
divins; elle offrait de les vendre. Tarquin s'informant du
prix, elle en demanda une somme si exorbitante, que le roi se
moqua de l'étrangère et pensa que l'âge la
faisait déraisonner. Alors elle apporte devant le roi un
brasier allumé, brûle trois de ses livres, et
demande à Tarquin s'il veut acheter les six autres au
même prix. Tarquin se met à rire de plus belle et
dit que cette vieille radote sans aucun doute. L'inconnue jette
de nouveau trois autres livres dans le brasier, et, avec le
même calme, demande au roi s'il veut les trois derniers
au même prix. Tarquin devient plus sérieux et
commence à réfléchir : il comprend qu'il
ne faut pas dédaigner une proposition faite, avec tant
de fermeté et d'insistance, et donne pour les trois
derniers livres la somme demandée pour tous. Cette femme
sort alors du palais de Tarquin, et jamais on ne la revit
depuis ce temps. Les trois livres, renfermés dans le
sanctuaire d'un temple, furent appelés Sibyllins. Ce
sont ces livres que consultent les quindécemvirs comme
un oracle, lorsqu'on veut interroger les dieux immortels sur
les affaires de l'Etat.
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