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Aulu-Gelle
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Liber primus
Capitula
I, 1
I, 2
I, 3
I, 4
I, 5
I, 6
I, 7
I, 8
I, 9
I, 10
I, 11
I, 12
I, 13
I, 14
I, 15
I, 16
I, 17
I, 18
I, 19
I, 20
I, 21
I, 22
I, 23
I, 24
I, 25
I, 26
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Salluste
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Lettre I
I, 1
I, 2
I, 3
I, 4
I, 5
I, 6
I, 7
I, 8
I, 9
I, 10
I, 11
I, 12
I, 13
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Lettre II
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RETIARIVS - Aulu-Gelle
NOCTIVM ATTICARVM - I, 18
XVIII. In quartodecimo Rerum divinarum libro M. Varro doctissimum tunc civitatis hominem L. Ælium errasse ostendit; quod vocabulum Græcum vetus traductum in linguam Romanam, proinde atque si primitus Latine fictum esset, resolverit in voces Latinas ratione etymologica falsa. Verba ipsa super ea re Varronis posuimus : " In quo L. Ælius noster, litteris ornatissimus, memoria nostra erravit aliquotiens. Nam aliquot verborum antiquorum Græcorum, perinde atque essent propria nostra, reddidit causas falsas. Non enim leporem dicimus, ut ait, quod est levipes; sed quod est vocabulum anticum Græcum. Multa [enim] vetera illorum ignorantur, quod pro his aliis nunc vocabulis utuntur; et illorum esse plerique ignorent Græcum, quod nunc nominant Ἕλληνα; puteum, quod vocant φρέαρ; leporem, quod λαγωὸν dicunt. In quo non modo Ælii ingenium non reprehendo, sed industriam laudo. Successum enim fert fortuna, experientiam laus sequitur." Hæc Varro id primore libro scripsit, de Ratione vocabulorum scitissime, de usu utriusque linguæ peritissime, de ipso L. Ælio clementissime. Sed in posteriore ejusdem libri parte dicit, " furem ex eo dictum, quod veteres Romani furvum atrum appellaverint; et fures per noctem, quæ atra sit, facilius furentur." Nonne sic videtur Varro de fure [errasse], tamquam Ælius de lepore ? Nam quod a Græcis nunc κλέπτης dicitur, antiquiore Græca lingua φῶρ dictum est. Hinc per affinitatem litterarum, qui φῶρ Græce, Latine fur est. Sed ea res fugeritne tunc Varronis memoriam; an contra aptius et cohærentius putarit furem a furvo, id est nigro, appellari, in hac re de viro tam excellentis doctrinæ non meum judicium est.
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LIVRE I, CHAP 18
Dans le
quatorzième livre de son traité des Choses
divines, M. Varron relève une
erreur de L.Elius, un des savants de Rome les plus
distingués de ce temps, à propos d'un mot latin
dérivé de l'ancien grec, dont Elius croyait trouver
la racine dans le latin même, comme si ce mot en fût
dérivé, et qu'il décomposait en deux autres
Il y a une erreur
évidente dans l'indication donnée par Aulu-Gelle.
Au commencement du chapitre, il cite le XIVème livre des
Choses divines; plus loin, il indique pour le même
passage le commencement du livre sur l'Etymologie des
mots. Il y a une autre faute dans le titre même du
chapitre in quartodecimo Humanarum. On sait que primore
libro ne signifie pas le premier livre, mais au
commencement du livre.
mots latins. Je cite le passage même de Varron : "Je me
rappelle que mon maître Elius, l'homme le plus
érudit de notre temps, tomba plus d'une fois dans cette
erreur. En effet, ignorant l'origine grecque de quelques mots
latins, il en a donné l'étymologie comme s'ils
eussent appartenu à notre langue. Par exemple, le mot
latin lepus, lièvre, ne vient pas, comme il le dit,
de levipes, aux pieds légers, mais bien d'un ancien
mot grec. Beaucoup, en effet, de ces mots anciens de la langue
grecque sont oubliés aujourd'hui, parce qu'ils sont
remplacés par d'autres. C'est ainsi que beaucoup de
grammairiens ignorent que les mots Grœcus, Grec;
puteus, puits; lepus, lièvre, sont
dérivés de mots grecs anciens, parce qu'on dit
aujourd'hui Ἕλλην,
φρέαρ,
λαγωός. Du reste,
non seulement je ne veux pas faire ici le procès d'Elius,
mais au contraire je loue son esprit ingénieux; car le
succès est l'œuvre du hasard, l'essai seul est digne
d'éloge." Voilà ce qu'écrivait Varron au
commencement du livre sur l'Etymologie des mots; ses
observations sur l'origine des mots et sur l'usage des deux
langues sont aussi justes que sa critique est pleine de
bienveillance pour son maître Elius. Lui-même,
toutefois, à la fin de ce livre, prétend que
fur, voleur, dérive de furvus, mot par
lequel les anciens Romains désignaient un objet noir,
parce que les voleurs rencontrent plus de facilité pendant
la nuit. Or, il me semble que Varron se trompe ici comme son
maître s'était trompé pour lepus. Ce
que les Grecs d'aujourd'hui nomment κλέπτης
était autrefois désigné par le mot φῶρ; de là, par
l'affinité des lettres, φῶρ a donné le mot latin
fur. Varron ne se rappelait-il pas ce mot ? ou bien a-t-il
pensé qu'il était plus naturel et plus logique de
tirer fur de furvus, qui veut dire noir ? En
pareille matière, je ne dois faire aucune conjecture quand
il s'agit d'un homme aussi érudit que Varron.
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